RE: Le comte Maïtoni : Renaissance...
Ils avaient accosté, et Maïtoni regardait avec le plus grand étonnement la cité face à laquelle il se trouvait, encapuchonné tandis qu'un soleil cruel tapait sur leurs têtes. Il n'e revenait pas. Comment avait-il pu faire construire une telle cité et ne pas s'en souvenir ? Les remparts de pierre pouvaient repousser nombre d'ennemis, et c'était sans compter les hommes qui se trouvaient à l'intérieur des murs, prêts à défendre coûte que coûte leur royaume. Les quelques brèches que l'on pouvait observer dans la muraille étaient en cours de réparation. Et soudain un nouveau sentiment s'empara de lui. L'envie de tout recommencer. De revivre chaque instant. Mais différemment. De s'offrir un autre royaume, dans une autre région. Mais cela était impossible, et quitter toutes ses responsabilités n'était pas possible. De plus, il avait déjà commis d'énormes erreurs, en défiant plusieurs lois et ce... pour rien du tout. Il fallait qu'il se reprenne en main sur le champ. Il rentra rapidement dans ses appartements.
Ils étaient grands, dotés d'un bureau, trois chambres, une bibliothèque, une cuisine, une salle de bain et enfin une salle à manger. Il se retrouva avec mal dans le couloir qui donnait sur chacune des pièces, et finit par trouver sa chambre où se changer et préparer ses affaires. Mais avant qu'il n'ait pu finir de se préparer et alors que la nuit tombait, un cri résonna depuis le chemin de ronde intérieur. Alors que la ville avait été fortement active et bruyante, l'activité baissa rapidement. Il se précipita dehors, et grimpa à l'une des cinq tours sur les remparts de la citadelle. Puis, arrivant sur le chemin de ronde, il vit dans la forêt des torches proches se refléter sur les grands arbres. Une armée allait bientôt atteindre la clairière... Se précipitant dans sa chambre, il mit l'une de ses armure et sortit en trombe. Parcourant les quelques mètres qui séparaient le bâtiment du puis central, il se jeta sur un homme. Il était en armure, peut-être un conseiller :
-Il faut rassembler toute l'armée là où les attaquants vont frapper, je vous nomme commandant de la défense de ce soir. Tout notre espoir repose en vous !
-Euh, bien sire, lui répondit l'homme perplexe, avant de courir vers le point de rassemblement Est des armées, et d'y faire venir toute l'armée.
Mais les envahisseurs étaient déjà là, et il était trop tard pour que tous soient rassemblés. Déjà nombre d'hommes était là. Maïtoni accourut, et tandis que les éclaireurs venaient se tuer sur les lances des premières lignes, l'armée adverse déferla dans la clairière et tua une bonne partie de l'armée ici rassemblée. Ils repartirent avec les ressources des pillages effectués, et Maïtoni put voir un étendard s'enfoncer dans la forêt. On lui dit que c'était la dite dame Erzsébet, fée noire des Hautes-Terres qui malgré sa récente arrivée avait vaincu également sire Nomax, sire Sid et prince Shaoran, tous trois Révolutionnaires. Il partit alors pour la capitale dans deux buts : voir le roi, et s'entretenir avec la dame en personne. Il se prépara avec son cortège à quitter les lieux, et songea au fait que bientôt il pourrait retrouver sa mémoire, bout par bout...
Dans la nuit, le petit groupe partit à cheval, empruntant les routes. Ils étaient munis de torches. Ils passèrent dans la forêt, et allèrent ainsi jusqu'à la région de Summore. Là, ils établirent un campement pour dormir, le jour.
(Ce message a été modifié le : 09-03-2010 04:08 AM par Maïtoni.)
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